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Nous avons toutes et tous été éprouvés par les forts épisodes de canicule de cet été. Cette situation nous conduit à nous interroger sur les mesures prises, au cours des dernières années, par la majorité municipale pour adapter notre ville au changement climatique.
La plantation de 500 arbres avait été annoncée lors du précédent mandat. Combien ont réellement été plantés ? Combien ont survécu ? Sélectionner des essences robustes et variées à planter, les entretenir grâce aux équipes municipales compétentes, et diversifier les localisations (écoles, places du centre ville, bâtiments publics en plus des plate-bandes et rond-points…) seraient des étapes cruciales à une végétalisation utile et réussie de notre commune.
Qu’en est-il, par ailleurs, des moyens de rafraîchissement ? À notre connaissance, aucun espace public rafraîchi clairement identifié n’est aujourd’hui accessible à l’ensemble de la population lors des épisodes de canicule. L’EHPAD Le Val d’Essonne, du groupe Korian, ainsi que la résidence services seniors Domitys ont généreusement ouvert leurs portes aux personnes âgées. Nous les en remercions chaleureusement. Mais l’accueil des habitants les plus vulnérables ne peut reposer uniquement sur la bonne volonté d’établissements privés. La volonté de la majorité municipale est également indispensable à la mise à disposition, par exemple, de salles supplémentaires (salle des fêtes, gymnases…), d’équipements tels que des brumisateurs ou climatiseurs mobiles dans tous les lieux publics y compris bureaux des agents, de voiles d’ombrage par exemple au niveau des allées piétonnes du centre ville….
Le rez-de-chaussée de l’hôtel de ville a été rénové en 2017. Pourquoi ces travaux n’ont-ils pas été l’occasion de prévoir une grande salle rafraîchie susceptible d’accueillir les Maurepasiens lors des périodes de fortes chaleurs ? La canicule ne date pas de cette année : les effets du changement climatique sont annoncés depuis longtemps et dès 2003, un épisode dramatique avait déjà durement frappé les personnes les plus fragiles.
Nous remercions le CCAS pour le travail essentiel qu’il accomplit auprès des personnes âgées, notamment lors des épisodes de forte chaleur.
N’oublions pas en effet que les seniors ne sont pas les seules personnes vulnérables. Les personnes en situation de handicap, celles souffrant de maladies chroniques, les femmes enceintes, les jeunes enfants ou encore les personnes isolées doivent également être pris en compte. Les dispositifs municipaux actuels répondent-ils efficacement aux besoins de tous ces publics ?
La même réflexion doit être menée sur l’aménagement du centre-ville, largement re-minéralisé lors de sa rénovation en 2019, ainsi que sur certaines cours d’école comme celles du groupe scolaire de l’Agiot, où le béton reste roi ! Dans ces espaces, la lutte contre les îlots de chaleur aurait dû occuper une place centrale dès la conception des projets.
Des mesures concrètes doivent être engagées : nous demandons donc à la majorité municipale :
• d’accélérer la végétalisation des espaces publics,
• de poursuivre la plantation d’arbres en garantissant leur entretien et leur survie,
• de désimperméabiliser davantage les sols et de créer de véritables îlots de fraîcheur,
• d’installer des brumisateurs dans les lieux stratégiques de la ville,
• d’identifier et d’ouvrir des espaces publics rafraîchis, accessibles à toutes et tous, lors des épisodes de canicule,
• de renforcer l’information et l’accompagnement de l’ensemble des personnes vulnérables.
Enfin, il ne suffit pas de compter sur le parc des Explorateurs pour offrir de la fraîcheur aux habitants. Nous tenons à souligner que la création de ce parc est une initiative bienvenue. Cependant, la place encore importante accordée aux surfaces minérales et la jeunesse des plantations limitent aujourd’hui sa capacité à constituer un véritable îlot de fraîcheur. Il n’est pas trop tard pour agir : alors aux arbres, citoyens !