LA HONTE

LA HONTE

Avant l’arrivée des réfugiés, vendredi 4 novembre 2016, le maire de Maurepas a su faire pression auprès du sous-préfet pour refuser la présence d’un responsable associatif qui devait piloter les opérations. Sa priorité était bien là, et il n’a pas manqué de temps pour organiser le blocage des bus.

 

La vérité, c’est qu’il a du mal à cacher le vrai visage de sa majorité. Il y a un an, nous avions demandé la démission de ses adjoints suite à des dérapages sur Facebook à propos des migrants et des Françaises et des Français pas « de souche », pour reprendre l’intitulé du fameux groupe par eux relayé… Réponse, à l’époque : circulez, y a rien à voir. Quelle image pour notre ville !

 

 

Il y a un an, une immense émotion nous étreignait en découvrant les images, sur une plage de Turquie, du corps inanimé du petit Aylan, mort noyé après le naufrage d’une embarcation transportant des Syriens. Ces réfugiés sont, pour certains en France, des pères, des mères, des frères et des sœurs de ce petit garçon dont les parents n’avaient d’autre objectif que de mettre leur famille à l’abri des bombes, de la faim…

Est-ce un crime, dans un pays dévasté où les citoyens n’ont plus de prise sur les événements ?

Comme en a décidé pour la deuxième fois le préfet des Yvelines, ce sont ces réfugiés qui, arrivés dans deux bus en provenance de Paris, se sont vu barrer la route menant au gymnase des Bessières de Maurepas par des élus de la majorité Les Républicains, le maire et ses adjoints.

 

Quel choc, quelle honte !

Le maire de Maurepas, pour se justifier, déclare que les services de l’État l’ont pris de court et que, de plus, ce gymnase est utilisé par les associations et les écoles.

Quant on sait que la piscine de Maurepas a été fermée sans concertation, ne permettant pas la pratique sportive pour une durée indéterminée, pour des écoliers, collégiens et des seniors, des hommes et femmes salariés… De qui se moque-t-on ?

 

Le maire, comme il en a l’habitude, s’arrange avec la vérité, et particulièrement dans ses deux lettres distribuées aux frais des contribuables, sur son refus d’accueil, pour lisser son image et cacher les convictions de son camp vis-à-vis des réfugiés.

 

Non, il n’a pas été informé seulement le jeudi à 19 h 30 comme il l’a écrit de manière mensongère dans sa dernière lettre du 4 novembre.

 

Non, le préfet n’agit pas dans l’improvisation, deux réunions préparatoires ont été organisées le 14 octobre et le 25 octobre. Tous les élus locaux étaient invités pour préparer la répartition des réfugiés venant de Paris et faire des propositions.

 

Non, il n’a pas été pris en surprise, oui il aurait pu proposer à son initiative des alternatives comme la salle des fêtes et organiser une mise à disposition de tranches horaires d’utilisation des douches du stade du Bout des Clos sans perturber les associations sportives.

 

À l’appel de Maurepas Dynamique et Solidaire, en vingt-quatre heures, les  Maurepasiens ont manifesté leur soutien et apporté vêtements chauds et chaussures. Plusieurs bénévoles se sont proposés pour aider l’association « Aurore » pour la distribution des repas et la mairie de La Verrière a proposé son gymnase pour les douches. Merci à eux et aux habitants pour leur solidarité.

 

Ismaïla WANE et Martine FAYOLLE

Vos élu.e.s Socialistes de Maurepas Dynamique et Solidaire

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